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PORTRAITS DE
RIO DE JANEIRO

Margot Gallot et Damien Larderet

PORTRAITS DE RIO DE JANEIRO

par Margot Gallot et Damien Laderet est un livre de la collection Vivre ma ville.

Directeur de la publication : Anthony Dufour.

Édition : Sandrine Harbonnier.

Maquette et mise en page : Katarina Cendak.

Imprimé en France par Printachats.

Distribution : Les Belles Lettres DD ; diffusion : CED-CEDIF.

Couverture illustration originale © Katarina Cendak.

Photographie des portraits : © Juliette Coste, © Charlotte Valade.

Photographie des adresses : © Cheeeeese ! ; © Halley Pacheco De Oliveira, Wikimedia Commons ; © Mauricio Hora ; © Samuel Antonini ; © Vincent Catala ; © Visit.Rio, Alexandre Macieira ; © Visit.Rio, Divulgaçã ; © Visit.Rio, Fernando Maia ; © Visit.Rio, Gabriel Santos ; © Visit.Rio, Marina Herriges ; © Visit.Rio, Pedro Kirolos ; © Visit.Rio, Raphael David ; © Visit.Rio, Raphael Dias ; © Visit.Rio, Tata Barreto. © Walter Mesquita.

Cartographie : © Maximilian Dörrbecker (Chumwa).

Hikari Éditions

4, avenue Foch, 59000 Lille (France).

www.hikari-editions.com

© Hikari Éditions, 2017.

ISBN 978-2-36774-071-3

ISSN 2430-4891

Dépôt légal : 2017.

Toute reproduction partielle ou intégrale, faite sans l’accord préalable et écrit de l’auteur et de l’éditeur, est strictement interdite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque (article L. 122-4 du Code de la Propriété intellectuelle). La copie sur support papier à usage privé de ces différents objets de droits est autorisée conformément à l’article L122-5 du Code de la Propriété intellectuelle. Aucun guide n’est parfait, des erreurs se sont peut-être glissées dans celui-ci malgré tout le soin apporté à la rédaction comme à l’édition. Des informations peuvent également avoir été modifiées entre l’écriture de ce guide et le moment où le lecteur le prend en main. Merci de nous suggérer toute correction utile que nous pourrions intégrer dans la prochaine édition en nous écrivant à editions@hikarigroupe.com.

SOMMAIRE

1. Juliana da Paiva, blogueuse et fashionista, 24 ans, brésilienne

2. Alexandre Rata, entrepreneur, 48 ans, français

3. Flavio Datz, restaurateur et capoeiriste, 45 ans, brésilien

4. Camille Espagne, productrice, 58 ans, française

5. Dominic Parry, patron de bar à vins, 30 ans, anglais

6. Emmanuelle Boudier, directrice de la Chambre de commerce France-Brésil, 52 ans, française

7. Mestre Birinha, retraité, acteur et sambiste, 63 ans, brésilien

8. Lucas Vieira, étudiant, 20 ans, brésilien

9. Chloé Hathaway, agent de voyage, 37 ans, française

10. Michel Tasky, musicien, 52 ans, belge

11. Nadine Gonzalez, directrice d’une école de mode, 41 ans, française

12. Jairzinho, champion du monde, 72 ans, brésilien

13. Damien Larderet, auteur, 28 ans, français

14. Margot Gallot, auteur, 25 ans, française

Classement des adresses

Guide des carnavals

Plans

Rio de Janeiro en un coup d’œil

Rio de Janeiro pratique

Glossaire culinaire

VIVRE MA VILLE

Portraits de Rio de Janeiro de la collection Vivre ma ville est un livre dans lequel ceux qui vivent dans la cité vous en donnent les clefs. Mieux qu’un guide de tourisme, nous allons dresser ici quatorze portraits à la première personne, dans lesquels vous découvrirez l’histoire de celles et ceux qui vivent ou qui ont choisi de vivre à Rio.

Chaque voyage, chaque départ, a sa propre histoire. On s’exile ou l’on reste par amour, pour travailler, pour fuir, pour découvrir, parce qu’on a ce choix et parfois parce qu’il n’y a pas d’alternative. C’est une aventure permanente qui a un immense mérite pour celui qui la vit : ouvrir les yeux.

Certains de celles et ceux que vous allez découvrir dans les prochaines pages sont des personnalités cariocas, d’autres, de parfaits inconnus dans la ville. Pour ce livre, nous avons pris le temps d’écouter leur histoire. Au travers d’elles, ce sont les contours de la ville qui se précisent, la mosaïque des portraits dessine Rio.

L’objet littéraire qui suit est donc hybride : entre le récit et le guide pratique, c’est un livre de voyage. Il s’adresse aux visiteurs, aux touristes et à ceux qui veulent vivre à Rio. Il parle à celles et ceux qui sont curieux et veulent trouver des idées dans les parcours de leurs semblables.

Ce livre a été écrit en toute indépendance. Les lieux proposés dans ces pages sont ceux des invités des auteurs, ceux qu’ils partagent avec le lecteur dans la plus grande liberté, en toute subjectivité.

Je dédie ce livre aux Cariocas da gema, de cœur, d’adoption… ils sont l’essence et l’âme de cette ville bien plus que merveilleuse. Merci à chacun des personnages pour ces moments de vie. Merci à ma famille et à Carlos pour leur soutien sans faille. Merci à Damien Larderet, meilleur partenaire pour cette aventure.

Margot Gallot

Je dédie ce livre aux Cariocas et gringos qui ont accepté d’en faire partie et aux autres qui font que Rio est et restera, quoi qu’il arrive, la cité merveilleuse. Ce livre est donc pour eux. Je remercie également ma femme, ma famille et Margot Gallot pour m’avoir soutenu pendant cette aventure.

Damien Larderet

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«Àl’image de la ville de Rio qui a reçu les plus grands événements mondiaux – Coupe du monde 2014, jeux Olympiques 2016 –, je me suis façonnée comme elle s’est habillée. Issue de la zone Nord, expatriée à Barra de Tijuca – cœur des J.O. 2016 –, j’ai accompagné l’évolution du quartier qu’on appelle aujourd’hui le Miami brésilien. Naître et grandir dans une ville aussi dynamique, créative, bouillonnante et disparate que Rio a éveillé en moi une âme d’artiste que j’exprime à travers ma passion pour la mode et la photo. J’anime un blog et un Instagram, House 22, dans lesquels j’exprime mes bons plans sorties, style, design, gastronomie… bref, je défends mon way of life carioca.

Mon enfance, je l’ai passée à Méier, au nord de Rio. La Zona Norte très populaire est complètement délaissée par les autorités à cause de la pauvreté et de la violence. C’est aux antipodes des photos de cartes postales de la Zone Sul. Ce Rio-là, on ne le montre pas, il gêne. Comme s’il fallait entretenir cette vision manichéenne entre les zones pour justifier l’abandon du Nord et l’intérêt du Sud.

Méier, au même titre que le quartier de Tijuca, a su tirer son épingle du jeu. Les deux quartiers sont « safe » et majoritairement habités par la classe moyenne. Ils ne sont pas charmants au sens touristique du terme, mais agréables à vivre. J’ai beaucoup d’affection pour mon quartier. Il a abrité une enfance heureuse. Son rôle de tampon entre les zones riche et pauvre a créé ma personnalité entre le chic et le choc. Une sorte de bobo à la carioca. Méier m’a procuré de la liberté : je vivais dans une maison, je courais pieds nus dans la rue, je jouais dehors. J’avais une vraie vie d’enfant : je tombais, je me blessais, je jouais avec mes voisins. J’avais un quotidien similaire à ceux des enfants de la campagne. Paradoxalement, les enfants des quartiers riches, je ne les sens pas aussi autonomes. Ils sont surprotégés du fait des nuisances quotidiennes qu’inflige une ville de la taille de Rio.

À 15 ans, j’ai déménagé dans le quartier de Barra da Tijuca, dans la zone Ouest. Je suis passée de la zone pauvre à la zone des nouveaux riches. Un choc ! À Barra, il faut se montrer, porter des vêtements de marque et aller dans les endroits les plus chers. Non pas par plaisir, mais plutôt pour montrer qu’on a réussi. Le quartier est très valorisé, car les plages sont magnifiques. Dans la prolongation du quartier de Barra, il y a tout un pan de plages sauvages exceptionnelles. Rien à voir avec Copacabana ou Ipanema où nous sommes obligés de partager notre serviette avec un inconnu pour avoir un peu de place !

Beaucoup de Cariocas déprécient Barra, le considérant comme une pièce rapportée. Et en même temps, il fascine car il regroupe tous les « nouveaux riches ». Barra intrigue, et ce parce que c’est un quartier jeune. Qui dit jeune dit fort potentiel qui a été complètement exploité pour les J.O. 2016 : le village olympique et le stade olympique y ont élu domicile. Les Jeux ont aussi permis d’améliorer les infrastructures et d’amener le métro. Barra a donné un nouveau visage à Rio de Janeiro, un aspect plus moderne en perpétuelle évolution. Barra, c’est l’Amérique, le quartier gagne du terrain sur la végétation et les lagunes. C’est un phénomène de front pionnier et de conquête de l’Ouest accompagné d’une modernisation pas toujours bien contrôlée.

Ce quartier a vu le jour dans les années 70 et s’est développé dans les années 80-90. Avant, c’était une terre vierge et sauvage. À cette époque, mon grand-père, issu de la zone Nord, a reçu une offre pour déménager dans un des premiers appartements de Barra en face de l’océan. C’était une aubaine, mais aussi un cadeau empoisonné ! Il n’y avait rien, même pas une école ou un centre de santé à l’époque ! Et la connexion avec la zone Sud était pire qu’aujourd’hui. Mon grand-père ne s’est pas posé de question et a sauté sur l’occasion, alors que toute la famille s’y opposait. Petit à petit, le quartier s’est développé, il a été désenclavé – même si c’est loin d’être parfait. Ma famille a été spectatrice de cette évolution. Ils ont vu une ville se créer sous leurs yeux. Le problème de ces nouvelles constructions, c’est qu’elles n’ont aucun charme, aucun caractère. Les énormes condominios dominent la ville. Les condominios au Brésil sont des espaces privés qui entourent les bâtiments avec un service de conciergerie et de gardiennage qui assure aussi la sécurité. À Barra, les condominios sont de taille géante et comprennent plusieurs immeubles, certains abritent des dizaines de milliers d’habitants. Il n’y a pas de vie de quartier. Tout est surfait. Les commerces de proximité n’existent pas, il faut avoir une voiture car tout se passe dans d’immenses centres commerciaux ou à la plage. C’est aussi pour ça qu’on surnomme Barra le Miami brésilien Le concept de faire « les choses à pied » est impossible. C’est très frustrant pour moi qui ne conduis pas, car je dépends des autres. L’exception, c’est l’avenue Olegario Maciel qui arrive à me réconcilier avec Barra. Les bâtiments sont bas, les bars et restaurants se succèdent, les personnes restent dehors pour discuter.

Cette superficialité de Barra m’amène à rechercher de l’authenticité que je retrouve dans la zone Sud. C’est la raison pour laquelle j’y suis souvent. Tout d’abord, j’étudie à la PUC dans le quartier de Gávea. Je suis donc obligée de m’y rendre tous les jours. La Zona Sul est bruyante, touristique, mais a énormément de charme, du fait de la colonisation, de l’histoire, des monuments et des paysages à couper le souffle. Tous les événements, petits ou grands, s’y passent généralement. C’est bouillonnant. Chaque quartier de la zone a sa caractéristique. C’est un patchwork très intéressant en termes de vie, de mode. J’apprécie énormément ce côté casual, informel et chic de la zone Sud. On le retrouve dans la façon dont les gens s’habillent. Et d’un autre côté, on retrouve aussi tous les clichés des Cariocas obnubilés par leur corps et la valorisation de celui-ci avec des habits extrêmement moulants ou très courts. La fameuse contradiction des Brésiliens qui peuvent passer du chic, du glamour au vulgaire et au démodé en un rien de temps.

Ces disparités architecturales, de styles, de manières d’être font que l’on ne peut pas parler d’un Rio. Chaque quartier a une identité, un profil qui, inconsciemment, m’ont influencée. Rio est une ville complexe que j’aime retranscrire via la mode et mon blog.

J’ai toujours aimé la mode, depuis que je suis gamine. C’est amusant, car personne dans ma famille n’est lié de près ou de loin à ce monde. Déjà à 8 ou 10 ans, avec mon argent de poche, je m’achetais Vogue ou toutes sortes de magazines de décoration. Ça me laissait complètement rêveuse. Ma promenade favorite était celle de Casa Shopping, un gigantesque centre commercial à Barra où se multiplient les boutiques de décoration. Je contemplais pendant des heures tous les objets qui m’entouraient.

Étudiante dans la mode, j’ai créé mon blog, puis mon Instagram, House 22. Son nom fait référence à la semaine de l’art qui a eu lieu en 1922 à São Paulo. Cette semaine est une date clé dans l’histoire du Brésil. À ce moment-là, les intellectuels brésiliens ont pour la première fois dans l’histoire revendiqué un art brésilien. Avant, le Brésil essayait toujours de copier ce qui se faisait en Europe, essentiellement en France. 1922 marque la naissance de la « brésilianité », les artistes prennent conscience de leur différence, de la spécificité brésilienne, d’une identité propre. « Tupi or not tupi, that is the question » du manifeste anthropophage fait suite à ce mouvement qui marque une rupture dans l’histoire brésilienne jusqu’à aujourd’hui. La norme du « portugais du Brésil » prend naissance à cette époque. Avant, les élites apprenaient le portugais du Portugal, la norme brésilienne n’étant pas reconnue par les intellectuels. Après 1922, un courant revendiquera cette langue différente qui ne serait pas juste un parler populaire, mais une évolution tropicale du portugais. Le Brésil dévore les cultures européennes, les digère et les transforme en quelque chose de très brésilien, comme les Indiens anthropophages dévoraient les ennemis. Mon blog se veut ainsi différent et indépendant des paradigmes.

J’aime partager des endroits improbables, chics ou populaires. L’idée est de rendre hommage à ma ville et aux trésors qu’elle cache. Je veux prouver que Rio est « cool » dans le sens noble du terme. Je poste des bons plans, je rédige des articles, des critiques. Je propose des tenues à partir de ma garde-robe, ou celle de ma grand-mère ! Il y a aussi tout un pan gastronomie et déco. Parfois, des bons plans pour occuper sa journée, pour donner envie de sortir de la routine habituelle, pour proposer des choses nouvelles.

Depuis peu, je fais des partenariats avec de jeunes créateurs. Je les aide à se lancer, nous organisons des événements ensemble. Ils me font confiance pour les lancer, car ils savent que mon blog gagne en influence.

La volonté d’entretenir un blog, un Instagram n’est pas anodine. C’est une vitrine pour moi car, au Brésil, la place des réseaux sociaux est très importante. Tout se passe sur Internet ici, le professionnel comme le personnel. Nous, les Brésiliens, nous sommes ultraconnectés, 24 h/24, sept jours sur sept. Il n’est pas rare ici de voir des contrats se sceller via WhatsApp, avant de les officialiser sur papier. WhatsApp est un outil professionnel à part entière.

Instagram est ce qui fonctionne le plus à Rio, car il met en avant l’image, la photo. Sachant que le Brésil est le pays du selfie décomplexé, Instagram nous offre la possibilité de publier sans modération. Facebook a un peu perdu, mais il reste encore le meilleur moyen pour être au courant des prochaines fêtes et pour s’y inscrire. Sinon, beaucoup de personnes s’en servent pour partager des articles, des réflexions. D’ailleurs, lorsque je me connecte, c’est uniquement pour lire certains textes que des amis ont postés. Le temps des pseudos où nous racontions nos vies est révolu. Aussi, je l’admets, Facebook sert d’emphase à nos photos Instagram, puisque l’un et l’autre sont connectés. Nous, les Brésiliens, nous aimons nous montrer et, avec les réseaux sociaux, nous avons atteint notre paroxysme. Surtout depuis que les smartphones existent. Cette ultraconnexion est aussi le résultat du temps que l’on passe dans les transports en commun. Moi qui vis à Barra, quand j’ai de la chance, je passe en moyenne trois à quatre heures par jour dans les transports, mais il suffit qu’il y ait de la circulation et que je ne prenne pas le bon bus au bon moment et le temps est multiplié. Aujourd’hui, le premier réflexe pour prendre son mal en patience est de se connecter. Ça fait partie de notre quotidien, nous nous couchons et nous nous réveillons avec les réseaux sociaux.

Les Havaianas

Les Havaianas sont créées en 1962 par l’entreprise brésilienne São Paulo Alpargatas, spécialisée dans la fabrication de chaussures en toile et en corde. Inspirées par les sandales japonaises Zori, les Havaianas connaissent un succès immédiat et fulgurant auprès des classes populaires. La première paire, les Hawaianas Tradicional, a un design simple, sobre et unique avec sa semelle bicolore blanc et bleu et ses brides bleues. Ce modèle unique reste dix ans sur le marché sans connaître de modification. L’évolution de la marque arrive par hasard lorsqu’un problème technique fait sortir tout un lot d’Havaianas en vert. Dès lors, la marque commence à produire des tongs avec des brides de couleurs différentes. Face à l’engouement, la marque investit dans des campagnes publicitaires percutantes avec la stratégie de conquérir également les classes les plus aisées. Les années 90 et la Coupe du monde de 1998 lanceront la marque à l’internationale, avec les modèles Top Monochrome et Havaianas Brasil, ornés du drapeau brésilien. Les années 2000 seront l’occasion pour la marque de se diversifier en proposant des sacs et chaussures fermées. Régulièrement, la marque collabore avec les grands noms de la mode tels que Jean Paul Gaultier, Céline, Paul Smith, Swarovski…

Les réseaux sociaux m’ont permis d’élargir mes horizons en termes de mode, de découvrir le mauvais comme le bon de la mode carioca. Ma conclusion sur celle-ci : elle penche plutôt pour le moulant et le coloré. Les motifs sont très populaires aussi. Farm, la marque carioca par excellence, est la meilleure représentation de ce qu’est la mode à Rio. Cette marque travaille énormément sur les couleurs, les motifs – principalement fleuris –, les formes asymétriques et courtes. C’est ça, la mode carioca !

Le culte du corps fait partie des pêchés mignons des Cariocas, ils sculptent et dessinent leurs corps pendant des heures dans les salles de sport. Au moment de s’habiller, il faut mettre en avant ces heures de travail, alors ce sera à travers du moulant ou du court. Par exemple, si une fille porte une jupe ou un pantalon large, certainement, elle aura un haut court.

Ici à Rio, tout est prétexte à « bien s’habiller ». On ne sort pas dans la rue avec n’importe quelle tenue, même si c’est pour aller à la pharmacie. Nous sommes toujours apprêtées, même quand il s’agit de faire du sport. Il est impensable de faire une activité physique avec un vieux jogging. Une tenue de sport fait partie de la garde-robe et certaines femmes en ont plusieurs pour les accorder avec telles ou telles baskets. La dernière mode ici, pour le sport, ce sont les combinaisons ultramoulantes colorées avec, par-dessus, des chaussettes blanches en mailles qui montent jusqu’aux genoux.

À Rio, il y a deux vêtements incontournables : le bikini pour les femmes et les Havaianas1 pour l’ensemble de la population. Les bikinis, si je m’écoutais, j’en achèterais trois par mois. Ce maillot de bain fait partie intégrante de notre garde-robe. Nous n’achetons pas seulement un ensemble pour l’été, mais plusieurs dans l’année. Même à la plage, nous y allons apprêtées. Une tenue de plage, un paréo, un sac de plage, un bikini… tout est réfléchi ! La plage est aussi un espace de mode. Sur la plage défilent plusieurs vendeurs ambulants de bikinis. Ils proposent des bikinis bon marché, sans grande qualité et très sexy ! Le fameux maillot de bain brésilien qui couvre à peine – pour ne pas dire : ne couvre pas – les fesses. Et qui cache à peine les seins. Ici, le topless est interdit, mais nous cachons le strict minimum. Pour ma part, je préfère acheter les maillots de bain en magasin. Je trouve la qualité bien meilleure.

Pour choisir son bikini, plusieurs marques brésiliennes sont des références. Parmi elles, nous pouvons citer Salinas, Blue Man, BumBum Ipanema, Osklen, etc. Le meilleur endroit de la ville pour en acheter est le quartier d’Ipanema au 351, avenida Visconde Pirajá au niveau de la place Nossa Senhora da Paz et dans la rue Maria Quitéria qui fait le croisement. Toutes ces marques ont une boutique, vous pouvez comparer et trouver la perle rare pour aller profiter de la plage juste derrière.

Contrairement aux Européens, qui sont pour moi très homogènes dans leur style, leur architecture, Rio est un vrai bordel ! À chaque quartier son style. Entre le bobo, le superficiel, le pauvre, le riche, le vulgaire, le classe, Rio est un vrai melting-pot. Nous n’avons pas de véritable identité qui se dégage. Et dans le fond, je me demande si ce n’est pas cet ensemble de confusions et de mélanges qui forge notre identité. Le way of life carioca pourrait se définir ainsi : “Assume qui tu es, ta personnalité, ta créativité, et ce peu importe ton humeur du jour. Bref, sois toi !” »

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BRASEIRO DA GÁVEA

Restaurant à viande traditionnel

Ce que je trouve super, c’est que c’est une ambiance très décontractée, comme dans un bar, mais c’est un restaurant. Quand il a fermé pour travaux, tout le monde était en manque. Ce restaurant est une très bonne option le dimanche pour boire une bière et manger une viande, une linguiça (saucisse). Je recommande la picanha (morceau de viande de bœuf) avec du arroz de brocolis, la farofa de ovo com banana est sensationnelle.

116, Praça Santos Dumont, Gávea

Tél. : +55 (0)21 2239 7494

www.braseirodagavea.com.br

Ouvert de dimanche à jeudi de 12 h à 1 h, et le vendredi et samedi de 12 h à 3 h.

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SOBE

Bar lounge

Ce bar du quartier de Horto juste derrière le Jardim Botânico est spectaculaire. Vous arrivez dans une vieille maison coloniale, vous montez à l’étage et vous vous rendez compte que le toit a disparu : il ne reste plus que les murs. Il y a une vue sur le Christ rédempteur dans une ambiance super lounge.

724-D, rua Pacheco Leão (Jardim Botânico)

Tél. : +55 (0)21 3114 7691

Ouvert du mardi au jeudi de 18 h à 1 h, le jeudi et vendredi de 18 h à 2 h et le samedi de 13 h à 2 h.

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CASA IPANEMA

Magasin concept de tongs

C’est la boutique officielle de la marque de sandale Ipanema, le principal concurrent de Havaianas. Même si je porte des Havaianas, il faut avouer que la maison Ipanema dans la rue Garcia d’Ávila est une boutique superbe. On y trouve des modèles uniques, des collections spéciales développées en partenariat avec d’autres grandes marques, comme Osklen. Plus qu’un simple magasin de tongs, c’est une vraie boutique et un musée du design. La boutique est faite d’objets typiques du quartier, des objets qui portent en eux l’âme d’Ipanema.

77, rua Garcia d’Ávila, Ipanema

Tél. : +55 (0)21 2523 1239

www.sandaliasipanema.com.br

Ouvert du lundi au vendredi de 10 h à 20 h, et le samedi de 11 h à 18 h.

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KONI STORE

Chaîne japonaise

C’est un japonais à moitié fast-food, ce n’est pas incroyable, mais très correct. C’est une chaîne plus que raisonnable. Il y a des formules pour même pas 30 reais et ça en vaut la peine. Je recommande les koni ou les combinados de sushis et sashimis. Une bonne option pour manger sushi, yakisoba, sashimi ou koni à petit prix et d’une qualité correcte. On en trouve dans tous les quartiers, sûrement pas le meilleur japonais de la ville, mais assurément l’un des moins chers.

www.konistore.com.br

75, rua Farme de Amoeda, loja C, Ipanema

Ouvert tous les jours de 11 h à 4 h du matin.

Galeria São Luiz, 311, rua do catete, 311, loja 108 (en face du métro de Largo do Machado)

Ouvert tous les jours de 11 h à 22 h 30.

Rio Design, 320, avenida Ataulfo de Paiva, loja A, Leblon

Ouvert tous les jours 11 h à minuit.

44 (Posto 4), rua Constante Ramos, Copacabana

Ouvert tous les jours 11 h à 2 h.

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T.T. BURGER

Hamburgers haut de gamme

Maintenant il y en a trois, mais tout a commencé avec celui de Arpoador qui est celui qui vaut le plus la peine à mon avis. T.T. sont les initiales de Thomas Troisgros, le fils du plus célèbre chef français au Brésil : Claude Troisgros. Le chef préféré des Brésiliens, on le voit tout le temps à la T.V. et il est super sympathique. La décoration est très bien faite, tout est bien fait et dans une ambiance super relaxe. Pour manger un hamburger après la plage, c’est l’idéal, il se situe entre les plages d’Ipanema et de Copacabana, c’est donc très facile d’accès. Il est entouré de boutique de sport, de surf, de skate, etc. C’est un endroit important que les Cariocas fréquentent en fin de journée. Le ketchup (prononcer « katchupi » en portugais) fait à base de goyave est un délice, je crois que c’est un des plus du hamburger. Le hamburger de T.T. est aussi beaucoup plus grand que ceux que l’on trouve dans les autres snacks, on en a pour son argent aussi bien pour la qualité des produits que pour la quantité. L’oignon est caramélisé, cela donne un goût unique. Vous pouvez manger sur les tables à l’intérieur ou en terrasse même si c’est souvent plein.

www.reservattburger.com.br

67, rua Francisco Otaviano, Arpoador

Tél. : +55 (0)21 2227 1192

Ouvert tous les jours de midi à minuit.

1240, avenida Ataulfo de Paiva, Leblon

Tél. : +55 (0)21 3546 8551

Ouvert du lundi au jeudi de 12 h à 1 h, et du vendredi au dimanche de 11 h à 3 h.

460, avenida Olegário Maciel, loja D, Barra da Tijuca

Tél. : +55 (0)21 3284 8538

Ouvert du lundi au mercredi de midi à minuit, du jeudi au samedi de 12 h à 5 h, et le dimanche de 12 h à 1 h.

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ESQUINA 111

Brasserie avec terrasse

J’aime beaucoup l’ambiance sur une terrasse à l’angle de deux rues super calmes dans le quartier d’Ipanema. Pour moi, c’est vraiment très différent des autres restaurants de Rio, c’est une ancienne maison qui a été réformée en restaurant. On se croirait plutôt en Europe avec une belle terrasse, des plats plus petits et plus raffinés. Il y a aussi des expositions, des fêtes. On mange une entrée, un sandwich ou un menu le midi avec entrée-plat-dessert pour un tarif plus abordable. Je recommande vivement le risotto, le mix de champignons (congomelo), les bolinhos de arroz pour manger entre amis en apéro. Le tartare de thon est aussi de très bonne qualité. Les jus sont de très haute facture. Mon préféré est au fruit de la passion et à la vanille (maracuja et baunilha). Pour les cocktails, je recommande le mojito ou la margarita (cocktail mexicain).

111, rua Maria Quitéria, Ipanema

Tél. : +55 (0)21 3256 9375

Ouvert du mardi au mercredi de midi à 1 h, du jeudi au samedi de midi à 2 h, et le dimanche de midi à minuit. Fermé le lundi.

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BALADA MIX

Jus de fruits et cuisine légère

C’est une institution à Rio de Janeiro, une baraque à jus qui propose des plats uniques pour un prix très abordable : plus ou moins 30 reais. J’aime ce lieu, c’est vraiment Rio. Les desserts sont toujours excellents. Il y a des options végétariennes avec un hamburger fait à base de champignons. La plupart des franchises possèdent une terrasse et une ambiance relaxe à l’intérieur avec canapé et coussins pour se sentir à l’aise. Aussi bien pour le petit déjeuner que pour le déjeuner ou après la plage. Propose également des plats sans gluten. Voici quelques-unes des adresses à Rio :

Ipanema : 31, rua Aníbal de Mendonça

Ouvert de 11 h 45 à minuit, et le samedi et dimanche de 9 h à minuit.

Copacabana : 18, rua Santa Clara

Ouvert de 11 h à minuit.

Botafogo : 95, rua São Clemente

Ouvert de 11 h 30 à minuit.

Leblon : 620, avenida Ataulfo de Paiva

Ouvert de dimanche à jeudi de 7 h 30 à 1 h, et le vendredi et samedi de 7 h 30 à 2 h.

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BELMONTE

Bar traditionnel carioca

C’est toujours plein, c’est le cœur de Leblon, il y a toute la jeunesse dorée de Leblon. Les personnes mangent debout dans la rue à la bonne franquette. On recommande spécialement les pasteis de camarão avec une bière bien fraîche, c’est un endroit idéal pour regarder un match de foot. C’est la version plus chic du boteco traditionnel. Souvent, on s’y retrouve quand les autres bars sont déjà fermés, celui-ci reste ouvert tard dans la nuit. D’autres franchises se trouvent dans plusieurs quartiers de la ville. Celles de Flamengo sur la praia et de Copacabana au cœur de la rue la plus animée du quartier restent de bonnes options pour grignoter et boire après minuit.

521, rua Dias Ferreira, Leblon

Tél. : +55 (0)21 2294 2849

Ouvert tous les jours de 9 h à 3 h.

Flamengo : 300, praia do Flamengo

Ouvert tous les jours de 9 h à 3 h du matin.

Copacabana : 242, rua Domingos Ferreira (à l’angle de la rua Bolivar)

Ouvert tous les jours de 9 h à 3-4 h du matin.

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VENGA

Restaurant espagnol

Vous vous croirez à Barcelone en plein cœur d’Ipanema, l’ambiance est relâchée et la nourriture toujours de qualité. La sangria est sensationnelle, que ce soit de vin blanc ou de vin rouge, c’est pour moi la meilleure de Rio de Janeiro. Mon plat préféré est le poulpe à la galicienne (polvo a gallego), c’est juste délicieux. La décoration est à base de jambon pendu au plafond comme dans un vrai bar à tapas espagnol, il y a des tonneaux qui servent de tables. On mange un peu de tout, il faut compter plus ou moins 80 reais pour profiter de l’ambiance et des différentes options de la carte. Le bar ferme assez tard, parfois, j’y reste jusqu’à 3 h du matin. Même si c’est un restaurant, on peut sans problèmes y passer la soirée.

147 B, rua Garcia d’Ávila

Tél. : +55 (0)21 2247 0234

+55 (0)21 96741 0419

venga.com.br

Ouvert tous les jours à partir de midi.

Ils viennent d’ouvrir une filiale sur la plage de Copacabana, Venga Chiringuito :

3880, avenida Atlântica, Copacabana (à l’angle de la rua Francisco Sá)

Ouvert la semaine de midi à 1 h et le week-end de midi à 2 h.

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SOLAR DE BOTAFOGO

Salle de concerts, d’expositions, de mode

L’idée de Leonardo qui est à la base du projet, c’est l’art total. Au Solar de Botafogo tout le monde a sa place : arts plastiques, cinéma, architecture, décoration, littérature, théâtre, musique, gastronomie et mode. Il suffit de regarder la programmation pour voir ce qui s’y passe. Vous trouverez régulièrement concerts et pièces de théâtre. Si personne ne se produit le jour de votre passage, le bar Teto Solar accueille tous les week-ends DJ et programmation musicale de qualité. Un des lieux incontournables et à découvrir dans cet endroit branché du quartier Botafogo.

180, rua General Polidoro, Botafogo

Tél. : +55(0)21 2543 5411

www.solardebotafogo.com.br

Ouvert tous les jours à partir de 18 h.

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VOID GENERAL STORE

Bar et concept-store

Quand vous entrez dans cet endroit, vous n’arrivez pas tout de suite à définir ce que c’est : c’est justement ça l’esprit Void. On a l’impression que la personne qui a fondé ce lieu a hésité entre une boutique de fringues, un café et un bar, finalement on retrouve les différentes ambiances. Vous pouvez très bien y passer l’après-midi, lire une revue qui porte le nom de l’endroit, boire un café avec un brownie maison et vous laisser séduire par une paire de lunettes, des baskets ou une chemise. Le soir, vous rencontrez la jeunesse branchée de Rio de Janeiro autour de bières ou de cocktails sur une musique plutôt rock’n’roll, l’établissement reste ouvert assez tard dans la nuit. Finalement, même si vous ne cherchez rien de particulier, vous trouverez toujours une bonne raison de passer dans cet endroit.

Barra da Tijuca : 130, avenida Olegário Maciel

Tél. : +55 (0)21 3507 9107

Ouvert de dimanche à mardi de 11 h à 2 h du matin et de mercredi à samedi de 11 h à 3 h du matin.

Leblon : 1166, avenida Ataulfo de Paiva, loja A

Ouvert de dimanche à mercredi de 10 h à 1 h du matin et de mercredi à samedi de 11 h à 4 h du matin.

Arpoador : galeria River, 67, rua Francisco Otaviano, loja C

Ouvert de dimanche à mercredi de 10 h à 1 h du matin et de jeudi à samedi de 10 h à 3 h du matin.

www.facebook.com/pages/Void-General-Store/737545159630990

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PARQUE LAGE

Parc, jardin

Le parque Lage, c’est l’endroit idéal pour se promener et se détendre l’après-midi. Sous les arbres dans une ambiance de fraîcheur tropicale, juste sous le Christ rédempteur qui vous accueille les bras ouverts. Les Cariocas aiment s’y rendre en famille ou en couple, s’asseoir sur les bancs ou dans la végétation. À l’intérieur, le bâtiment héberge une école d’art, vous rencontrerez de jeunes artistes cariocas autour du bassin où Snoop Dogg a notamment filmé une partie du clip Beautiful, entièrement tourné à Rio de Janeiro. Pour les plus courageux, c’est le point de départ de la randonnée vers le Christ du Corcovado.

414, rua Jardim Botânico, Jardim Botânico

Tél. : +55(0)21 3257 1800

Le parc est ouvert tous les jours de 8 h à 18 h.

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FORTE DE COPACABANA

Fort militaire au bord de l’eau

Juste après les vendeurs de poisson au fond de la plage de Copacabana, avant d’arriver sur Arpoador, il y a ce fort militaire toujours en activité. À l’intérieur, il y a un musée sur l’histoire politique et militaire brésilienne, mais surtout quelques cafés-restaurants sur le front de mer qui offrent une vue imprenable sur la plage de Copacabana. Parmi ces adresses, si la queue n’est pas trop longue, la Confeitaria Colombo est une référence, c’est une annexe de celle du Centre. On recommande les petits déjeuners qui peuvent être mangés encore tard dans la journée. La nourriture est plus que correcte, mais c’est la localisation qui fait le charme. Donnez votre nom sur la liste en attendant qu’une table se libère, puis profitez-en pour aller jusqu’au bout du fort, tout au fond sur le rocher : c’est juste magnifique. Quand on est en vacances, il vaut mieux y aller en semaine pour éviter la foule de Cariocas qui se presse le week-end. La semaine, vous trouverez également une formule repas le midi à un prix plus léger. Entrée du fort à 6 reais (demi-tarif pour les étudiants ou seniors)

Confeitaria Colombo : 1, praça Coronel Eugênio Franco, Posto 6, Copacabana

Tél. : +55 (0)21 3201 4049

www.confeitariacolombo.com.br/site/cafe-do-forte

Ouvert de 10 h à 20 h du mardi au dimanche.

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PRAIA DE GRUMARI, PRAÍNHA ET RESTINGA DA MARAMBAIA

Plage, zone naturelle

C’est l’un des trésors cachés qu’offre la zone Ouest de Rio de Janeiro, ce n’est pas toujours simple d’y accéder en transport. Des bus peuvent vous laisser à Recreio et vous finirez en taxi ou à pied. On peut aussi y accéder depuis Barra de Guaratiba, une bonne option après avoir déjeuné à l’incontournable Bira. Pour profiter de ce trésor de nature caché aux extrémités de la commune de Rio de Janeiro, l’idéal est d’y séjourner une ou deux nuits ou de résider Recreio, car y accéder en transports en commun n’est pas pratique et vous risquerez de perdre la moitié de la journée sur le trajet. Toute cette zone se trouve dans une réserve naturelle protégée et entourée par une zone militaire, il n’y a donc aucune construction moderne. Vous êtes en pleine plage déserte à Rio de Janeiro, oui, c’est possible et c’est bien plus agréable que Copacabana. À Barra de Guaratiba, de nombreuses enseignes louent des paddle pour s’initier à la journée au milieu de la mangrove idéale pour apprendre sans vague. La plage de Grumari se trouve de l’autre côté : il faut s’y rendre en bus ou par un sentier de randonnée. Un peu plus loin en direction de Recreio, c’est Praínha, là aussi, on se croirait sur une île abandonnée. Le cadre est magnifique, des restaurants en bois vous proposent des poissons grillés pour un prix très abordable. C’est l’endroit à découvrir avant de quitter Rio de Janeiro. Pour les surfeurs, c’est également un spot incontournable. Si vous avez la possibilité de vous y rendre en semaine, vous serez presque tout seul. Le week-end, de plus en plus de Cariocas découvrent ce paradis.

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RANDONNÉE PEDRA DO TELÉGRAFO

Sentier de randonnée

Depuis Barra de Guaratiba, vous pouvez faire la randonnée de Pedra do Telégrafo, elle se fait en 40 minutes, le dénivelé est de 354 mètres, le coucher de soleil sur la mangrove depuis le haut est à voir. Pour commencer la randonnée, prendre l’escalier de Nossa Senhora das Dores, en face de la praia Grande, également connue comme le Caminho dos Pescadores (chemin des pêcheurs). Attention à Barra de Guaratiba, les adresses ne veulent rien dire, tous les numéros sont mélangés. N’hésitez pas à indiquer un point de référence, un nom de restaurant, etc. Les habitants vous aideront à trouver le chemin.

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FEIRA DO RIO ANTIGO OU FEIRA DO LAVRADIO

Foire d’antiquité

C’est la balade du premier samedi du mois. Dans cette rue traditionnelle de Rio de Janeiro, où les habitations sont des vieilles bâtisses coloniales de mieux en mieux rénovées, les Cariocas sortent une fois par mois. La Rua do Lavradio a accueilli de nombreux artistes et bohèmes cariocas au cours des siècles, comme l’auteur Machado de Assis ou encore la chanteuse Carmen Miranda. Le marché existe depuis 1996 et accueille 400 exposants, et plus ou moins 20 000 personnes y passent à chaque édition. On y trouve des antiquités et des objets rétro, mais la majorité des stands sont ceux d’artisans qui vendent leur production. En dehors du shopping, c’est l’ambiance de la rue qui est agréable. Vous y dégusterez la très copieuse feijoada du Mangue Seco, servie pour deux personnes, mais qui peut facilement nourrir une famille entière. Vous boirez des bières en fin d’après-midi sur les nombreuses terrasses. Après le marché, des sambas s’improvisent dans les bars et un Baile Charme, de la musique faite pour danser collé serré tout en buvant des canettes de bière, a lieu après chaque feira dans la rue perpendiculaire, rua do Resende. Dans une autre rue perpendiculaire, rua da Relação, il y a le local d’un des plus fameux bloco de carnaval, Bola Preta. Lors des week-ends qui précèdent Mardi gras, vous pourrez assister aux ensaios (répétitions).

Rua do Lavradio, Lapa

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CENTRO

Centre colonial

Entre la praça Quinze de Novembro et l’église de Candelaria, vous pourrez vous promener dans les grandes salles d’expositions du centre-ville. Celles-ci tournent et ne durent que quelques mois. Il faut vérifier la programmation. Le CCBB (Centro cultural banco do Brasil) est situé devant le Centro cultural dos correios (la poste brésilienne), à deux pas de la Casa França-Brasil. Ce sont les rues traditionnelles du Rio colonial, on y trouve les musées ainsi que plusieurs restaurants de qualité. Prenez les Arco do Teles depuis la praça Quinze et laissez-vous guider dans ces ruelles. Le soir, des sambas et pagodes sont improvisés. En début de soirée, vous croiserez les Cariocas, à peine sortis du travail, qui profitent de bières fraîches. Pour manger, vous avez le choix entre Bastião et The Line pour la nourriture brésilienne, Caís do Oriente pour une cuisine plus moderne et plus chère.

Centro cultural banco do Brasil 66, rua Primeiro de Março, Centro

Tél. : +55 (0)21 3808 2020

culturabancodobrasil.com.br

Ouvert du mercredi au lundi de 9 h à 21 h.

Centro cultural dos correios 20, rua Visconde de Itaboraí, Centro

Ouvert du mardi au dimanche de 12 h à 19 h. Fermé le lundi.

Centro cultural da Caixa 25, avenida Almirante Barroso, Centro

Tél. : +55 (0)21 2262 8152

www.caixacultural.com.br

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CHE LAGARTO

Chaîne d’hostels

Che Lagarto est une chaîne d’hostels qui s’est bien développée ces dernières années à Rio de Janeiro, ils proposent des chambres individuelles, des lits doubles ou des dortoirs en mode auberge de jeunesse à des prix très accessibles. La qualité et le service sont toujours très corrects. Une chambre double est disponible à partir de 150 ou 200 reais dans les Che Lagarto Suites. Pour les dortoirs, comptez au moins 40 reais dans les Che Lagarto Hostels. Possibilité de réserver et de payer en ligne avec la carte bleue.

Che Lagarto Suites : 87, rua Anita Garibaldi, Copacabana 304, rua Santa Clara, Copacabana

Che Lagarto Hostel Copa : 111, rua Barata Ribeiro, Copacabana 48, rua Paul Redfern, Ipanema

www.chelagarto.com/pt

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PONTAL HOSTEL

Hostel

Cet hostel donne sur la praia da Macumba, le meilleur spot de surf de Rio. L’hôtel est complet et super agréable. Les chambres sont disposées autour d’un jardin et d’une piscine. L’hôtel est équipé en wi-fi, sert le petit déjeuner et possède un barbecue si vous voulez vous essayer à une viande grillée entre amis. Les chambres doubles avec possibilité de mettre un lit supplémentaire peuvent abriter jusqu’à trois personnes. Elles ont toutes vue sur la mer et un hamac sur le balcon. Comptez 300 reais pour une chambre. La « suite familiale » peut loger jusqu’à cinq personnes. Pour les lits en dortoir, il faut compter 80 reais. L’hôtel offre des locations de planches de surf et de paddle et propose des cours d’incitations en extra. Il est également possible de louer des vélos. Le site Internet est disponible en anglais.

6, avenida Paulo Tapajós

Tél. : +55 (0)21 3269 8251

+55 (0)21 3418 0758

www.pontalhostel.com.br

contato@pontalhostel.com.br

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SAARA

Souk brésilien

Un marché à faire, on y trouve toutes les camelotes venant de Chine, mais à prix imbattables. C’est dans ce marché que viennent se ravitailler les vendeurs ambulants que vous voyez à Copacabana. Il est idéal pour faire les cadeaux de voyage à moindres prix (verres, casquettes, porte-clés, statuts du Christ, faux maillots de foot et t-shirts en hommage aux écoles de samba, etc.). Vous trouverez également les fameuses Havaianas, bien moins chères qu’en zone Sud. Si vous avez le temps, passez faire un tour sur la jolie place coloniale Largo São Francisco de Paula, qui abrite une église et la faculté de sciences sociales de l’université fédérale de Rio de Janeiro. Lors du carnaval, le Saara est génial pour se créer ses costumes ou en acheter à moindre prix.

Entre la rua Uruguaiana et la praça da República (métro Uruguiana), les rues parallèles sont la rua da Alfândega, la rua Senhor dos Passos et la rua Buenos Aires

Ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 18 h, et le samedi de 9 h à 13 h. Fermé le dimanche.

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O CLUSTER

Événement de mode

C’est un événement qui se veut point de rencontre entre artistes et consommateurs. Les designers, artistes, stylistes, chefs, etc., se présentent au public carioca. C’est un espace où on trouve les nouveautés de la mode carioca. L’événement a été lancé en 2012, nous pouvons y rencontrer tout ce qu’il y a de nouveau en matière de mode carioca. Il y a également des stands de gastronomie et des DJ qui animent l’événement, dans une ambiance conviviale un peu alternative, loin des boutiques de luxe d’Ipanema et de Leblon. Il y a plus ou moins 50 marques présentes et 4 000 personnes qui passent au cours de la journée. O Cluster, c’est avant tout un espace d’exposition, d’échange et de réflexion. Une fois par mois ou tous les deux mois. Suivre la page Facebook et le site Internet pour la date et la localisation.

www.ocluster.com.br

www.facebook.com/ocluster

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LAR

Événement sur le design

Plus récent et encore moins connu que Cluster, LAR est un événement qui met en avant designers et nouvelles marques cariocas. On y trouve de l’art, de la mode et de la gastronomie. À la base de ce projet, on trouve Francesca Leta, étudiante en design à la PUC : « La plupart des jeunes de ma génération veulent entreprendre, développer des projets, mais n’ont pas les moyens d’avoir une boutique ». LAR leur donne un espace pour se faire connaître, lancer une marque.

www.facebook.com/temoslar

temoslar@gmail.com

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ARAGEM RIO

Châles et paréos haut de gamme

C’est une marque créée par trois femmes designers. Toutes les trois sont nées et ont grandi à Rio de Janeiro. Leurs châles et paréos sont idéals pour accompagner un bikini sur la plage. La marque a pour inspiration naturelle Rio de Janeiro et le style de vie décontracté des Cariocas. Comptez au moins 150 reais par pièce. Appeler pour visiter le studio, Aragem Rio Art Studio à Gávea, avec possibilité d’acheter sur place.

En vente à la Casa Ipanema : 77, rua Garcia d’Ávila, Ipanema Boutique du musée d’Art moderne : 85, avenida Infante Dom Henrique

Tél. : +55 (0)21 3437 7505

+55 (0)21 99337 2101

www.facebook.com/aragemrio

www.aragemrio.com.br

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QUEM DERA SER

Boutique en ligne

C’est une boutique en ligne qui fonctionne actuellement avec la page Facebook et le compte Instagram. Ce sont de jeunes créatrices qui proposent des fantasias (déguisements) originales pour femmes. Avant, je me fabriquais toujours mes propres déguisements. Depuis que je connais Quem Dera Ser, je suis la cliente no 1 à l’approche du carnaval.

www.facebook.com/quemderaser

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